Communication

Mise au point d’itinéraires de culture innovants pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires en production de pépinière hors sol

Session thématique #03
Conception de systèmes de culture plus résilients écologiquement et économiquement
Communication orale
  • 16h25 - 16h40
  • Élise Sorin - ASTREDHOR Seine Manche

Le programme DEPHY EXPE HORTIPEPI 1 s’est déroulé de 2012 à 2017. L’objectif de ce projet était de tester des systèmes culturaux innovants, dans le but de réduire de 50 % l’utilisation de produits phytosanitaires. Plusieurs problématiques ont été travaillées en commun par quatre stations d’expérimentation de l’institut technique ASTREDHOR. Chacune a pu cultiver les plantes selon ses spécificités locales et un large panel de méthodes de lutte alternative a été éprouvé : la Protection Biologique Intégrée, les produits de biocontrôle, le paillage ou encore l’optimisation des conditions de culture.

Globalement, les IFT des cultures étudiées ont été réduites de plus de 50 % par rapport aux itinéraires de référence. Toutefois, cette réduction dépend de la pression des ravageurs et des agents pathogènes, souvent liée aux conditions climatiques. En cas de forte pression, le coût des méthodes innovantes, notamment les lâchers d’auxiliaires, est supérieur aux coûts de l’itinéraire de référence.

En définitive, la réduction des produits phytosanitaires ne s’accompagne pas toujours d’une amélioration ou du moins d’un maintien de la marge commerciale de la culture. Il est important de continuer à travailler certaines problématiques face auxquelles les producteurs restent démunis. De plus, la diminution d’utilisation des produits phytosanitaires intervient dans un contexte de mondialisation et de dérèglement climatique qui engendre l’apparition de nouvelles espèces de ravageurs. D’autres organismes sont en recrudescence, c’est le cas par exemple des cochenilles. Autrefois limitées par les insecticides pulvérisés, elles sont devenues des ravageurs très redoutés en horticulture et pépinière. Contre elles, la lutte est difficile et doit être optimisée.